Séquestration, viol et lavage de cerveau: Un vaste réseau démantelé à Yaoundé
- Par Sonia OMBOUDOU
- 11 Sep 2026 17:13
- Likes
Des enfants, des jeunes et des personnes âgées sont retrouvés depuis deux semaines dans la capitale et ses environs, dans des « bunkers » appartenant au nommé Kedi Samuel Kenechukwu.
S ur le perron de la Com pagnie de gendarmerie territoriale de Yaoundé III, ils sont une vingtaine d’in dividus. Chemises et pagnes froissées, pieds nus, regard vide. Devant eux, des packs d'eau entamés et des sacs en plastique contenant leurs ef fets. Des gendarmes montent la garde. Ce sont les 20 fidèles interpellés le 6 septembre 2026 à Ngousso, sur dénon ciation d’une source qui si gnalait une séquestration dans une maison en matériaux provisoires. « Nous les avons conduits à la Compagnie pour exploitation. Il s'est avéré que ce sont des fidèles sous la conduite du prophète Kedi Sa muel Kenechukwu. Ils sont originaires du Nord-Ouest, de l'Ouest, du Centre et du Littoral », explique le chef d’escadron Chick Tah Achoache. Leur audition permet de re monter la filière. A Ngousso, derrière un portail noir et une façade ocre aux fenêtres obs truées par des tôles, se cachait un immeuble R+4 inachevé servant de couverture. A l'in térieur, une immense halle en bois et cloisons en contrepla qué. Après la descente, le site a été saccagé par les riverains excédés par des années de mystère et de peur. Temple éventré, toit arraché, vête ments jetés dans la boue et vivres pillés, témoignent de la colère de ces derniers. Au milieu des ruines, seule la bâche à l'effigie du « Major Prophet Eric Samuel » accro chée à un poteau est restée intacte. Le 3 septembre, c’était au tour de la police de faire une découverte glaçante à Essos. Si Ngousso abritait les hommes, la rue des Pavés ser vait de bunker pour les femmes et les enfants. Contrairement à Ngousso, le site est resté intact et sous la garde du commissariat cen tral n°4. A l'intérieur, les den rées pourrissent. Grâce aux pistes de Ngousso et d'Essos, les enquêteurs re montent au QG principal à Nkoabang. Le 9 septembre, une perquisition est menée par le substitut du procureur de la République près les Tri bunaux d'instance de Mfou et de la Mefou et Afamba, Ar nold Ndoumbe Eteki, et le commandant de la légion de gendarmerie du Centre, le co lonel Joseph Nguele. Ils y dé couvrent un...
Cet article complet est réservé aux abonnés
Déjà abonné ? Identifiez-vous >
Accédez en illimité à Cameroon Tribune Digital à partir de 26250 FCFA
Je M'abonne1 minute suffit pour vous abonner à Cameroon Tribune Digital !
- Votre numéro spécial cameroon-tribune en version numérique
- Des encarts
- Des appels d'offres exclusives
- D'avant-première (accès 24h avant la publication)
- Des éditions consultables sur tous supports (smartphone, tablettes, PC)


Commentaires