Dépistage du cancer du sein: Une habitude à cultiver

Les femmes profitent en général du mois d’octobre rose où les campagnes gratuites fusent, mais ne se font dépister qu’en cas de doute en temps normal.

C haque mois d’octobre, le Ca­ meroun se pare de rose. Confé­ rences, marches sportives, dé­ pistages gratuits à grand ren­ fort de médias. Mais que se passe-t-il les autres mois de l’année ? Au Centre hospitalier universitaire de Yaoundé (CHU)ce lundi 19 octobre, le service de gynécologie grouille de femmes. La plupart sont là pour des consulta­ tions. Avec la campagne qui démarre ce jour au sein de la formation sanitaire, des infirmières en profitent pour sen­ sibiliser. Dans le cadre de la commé­ moration de la Journée mondiale du cancer du sein ce 20 octobre, des in­ formations spécifiques sont données au niveau de la salle d’attente par une infirmière. Plusieurs femmes en en­ tendent parler mais ne se sentent pas concernées. Parmi elles, une dame, la cinquantaine, semble inquiète. Elle n’est pas venue pour une campagne. Elle attend d’être reçue par le Dr Yvette Nkene, gynécologue. « J’ai senti une boule en me douchant. J’ai eu peur », confie-t-elle. Elle n’a jamais participé à une journée de dépistage gratuit. « J’entends parler à la radio, mais je me dis toujours que ce n’est pas pour moi. Là, c’est la peur qui m'a poussée », ajoute-t-elle. C’est le constat qui revient dans tous les hôpitaux visités, de l’Hôpital central à l’Hôpital de district de Biyem-Assi. Hors campagne, le dépistage volontaire est rare. « En temps normal, nous re­ cevons une dizaine de femmes par mois pour un dépistage volontaire, sans symptôme. Pendant Octobre Rose, il y a une grosse affluence », lâche le Dr Bernadette Baleng Maah épse Hoya, gynécologue à l’Hôpital de district de Biyem-Assi. « Dans notre pratique quo­ tidienne, que...

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