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Libye : Fayez-el-Sarraj veut jeter l’éponge

Le Premier ministre du gouvernement d’union nationale a annoncé, dans une allocution télévisée mercredi dernier, sa volonté de quitter ses fonctions le mois prochain.

Dans une allocution télévisée mercredi dernier, Fayez el-Sarraj, le chef du gouvernement d’union nationale basé à Tripoli, a annoncé sa volonté de quitter ses fonctions avant la fin du mois prochain pour céder la place à un nouvel exécutif issu des pourparlers interlibyens. Il a précisé que ce désir était « sincère » et qu’il attendait la fin des travaux de la commission de négociation et la formation d’un nouveau conseil présidentiel. L'objectif est de trouver une issue politique à la crise que connaît la Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. Fayez el-Sarraj a appelé le comité de dialogue à nommer très rapidement un nouveau gouvernement. Des réunions de ce comité doivent avoir lieu à Genève sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies avant de nouvelles discussions au Maroc à la fin du mois prochain. Les contacts internationaux autour de la Libye se sont multipliés ces dernières semaines pour consolider le cessez-le-feu qui passe d’abord par une réforme des institutions.
Des sources crédibles affirment que Fayez el-sarraj n’a fait qu’officialiser une démission attendue à Tripoli. Mercredi dernier, il est revenu sur les difficultés de son gouvernement : « Nous n’avons pas travaillé dans des conditions normales. Nous étions la cible de complots internes et venant de l’étranger », a-t-il affirmé. L’homme d’Etat libyen, en fonction depuis 2016, dirige le gouvernement d’union nationale, légitime et reconnu par la communauté internationale, mais contesté par le maréchal Khalifa Haftar et l’Armée nationale libyenne. 
Si tout se passe bien, les prochaines négociations pourront déboucher sur la signature d’un accord politique entre Khalid al Michri, président du haut conseil de l’Etat à Tripoli et Aguila Saleh, chef du parlement installé à l’Est et pour un nouveau départ en Libye sans Fayez-el Sarraj et sans Khalifa Haftar. Fayez contrôle Tripoli à l’Ouest depuis 2015, soutenu par la Turquie et le Qatar. Khalifa est maître à l’Est appuyé par l’Egypte et les Emirats arabes unis. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, le pays a sombré dans une crise politique qui l’a profondément déchiré avec deux frères rivaux qui se discutent le pouvoir. De multiples rencontres ont eu lieu en Europe et en Afrique pour esquisser des arrangements consensuels de sortie de crise, en vain.
 

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