Université de Yaoundé II : cogitation autour du doctorat

Une réflexion sur ce cycle de formation a eu lieu mardi dernier au campus de Soa.

S’inscrire dans la dynamique de rationalisation des études doctorales à l’Université de Yaoundé II. Telle est la quintessence des séminaires doctoraux initiés depuis 2018 par le chef de l’institution, le Pr. Adolphe Minkoa She. Au cours de la cérémonie de lancement de cette activité académique au campus de Soa mardi dernier, le recteur de l’université de Yaoundé II a expliqué qu’il s’agissait d’un chantier qui a franchi aujourd’hui une étape supplémentaire, celle de la structuration de l’offre pédagogique du cycle de formation du doctorat. Ainsi, les doctorants inscrits dans cette institution suivront un cursus structuré autour de trois années de formation. « Chacune de ces années comportant un ensemble de séminaires et de compétences lui permettant d’avoir les 60 crédits nécessaires pour passer en année supérieure et à la fin présenter sa soutenance publique parce qu’on aura reçu l’autorisation de déposer sa thèse », a indiqué le Pr. Germain Ntono Tsimi, directeur des Affaires académiques et de la coopération à l’UYII. 
L’autre enjeu de cette activité comme l’a souligné le Pr. Germain Ntono Tsimi est de donner à l’étudiant, l’information de la nouvelle structuration du cadre de la recherche à l’Université de Yaoundé II. En effet, à travers le document de stratégie de développement de la recherche adopté à l’UYII par le Conseil d’université de 2019, l’université a défini sa politique de recherche doctorale. Celle-ci est composée d’un ensemble d’entités qui sont en interaction au centre desquelles se trouve le doctorant. Comme toute activité académique de cette envergure, les participants ont eu droit à une leçon inaugurale délivrée par le Pr. Laurent Charles Boyomo Assala. Titre de la leçon : « Il faut sauver le doctorat ». D’après l’universitaire, le problème du doctorat camerounais est lié entre autres à une relative méconnaissance du public par rapport à ce qui s’y fait, comment ça s’y fait et quel est son utilité. Il y a également un problème institutionnel. Le statut du doctorat n’est pas vraiment questionné. Ce qui a évidemment donne lieu à des dérives. Pour sauver le doctorat camerounais, « il faut d’une part travailler sur sa crédibilisation au niveau institutionnel et sa reconnaissance par les pairs, parce que l’université fonctionne ainsi. Elle commence d’abord par une compétence reconnaissable par les pairs », a-t-il expliqué.
Assiatou NGAPOUT M.
 

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