Financement, Made in Cameroon…: Des réformes à traduire en actes concrets

Les ateliers organisés lors du Cameroon Business Forum ont insisté sur des mesures structurelles pour que la ZLECAf soit une réalité.

S’ il est un goulot d’étrangle- ment qui empêche les jeunes et les femmes d’accéder aux financements, c’est leur incapacité à monter des projets bancables. Ce ne sont pourtant pas les ressources qui manquent. Lors d’un atelier or- ganisé lors du CBF 2026 et dédié à l’innovation, l’incubation d’entre- prises et les startups face aux en- jeux de la ZLECAf, le ministre des Finances, Louis-Paul Motaze, a in- diqué qu’il y a à peu près trois ans, son département ministériel a ou- vert une ligne de crédit de 200 mil- liards. Les participants au dialogue public-privé ont exprimé la nécessité d’examiner les besoins de finance- ment des start-ups de l’amorçage au passage à l’échelle, d’identifier les mesures facilitant l’accès aux normes, à la certification et aux rè- gles d’origine, de favoriser les par- tenariats entre startups, incuba- teurs, universités, administrations et grandes entreprises et dégager des pistes de développement pour l’AgriTech, la Green Tech, la Fintech et l’industrie 4.0. Sur la question de financement du commerce et de l'industrialisation, les sources officielles font état d’un déficit de financement des PME qui atteint près de 5529 milliards de F au Cameroun. Les acteurs voient d’un bon œil l’avènement d’une banque publique de développement, orientée vers l'investissement pro- ductif sur le long terme (machines, mise aux normes, fonds de roule- ment export). L’atelier dédié au patriotisme éco- nomique et au renforcement de la visibilité du Made in Cameroon a suggéré le ciblage des fili&e...

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