Front pour le Salut national du Cameroun: Trois mois de suspension
- Par Lucien BODO
- 28 Oct 2026 11:17
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Dans un arrêté signé hier, le ministre de l’Administration territoriale sanctionne ce parti pour appel à l’insurrection et atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, entre autres.
L e Front pour le Salut national du Came roun (FSNC) est suspendu pour trois mois de toute activité sur l’ensemble du territoire. C’est ce qu’indique l’arrêté du ministre de l’Administration territoriale publié hier 27 octobre. Dans le document, Paul Atanga Nji déroule les raisons de cet acte administratif : « Appel à l’insurrection ; atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité na tionale et à la souveraineté nationale ; inci tation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés ; trou bles graves à l’ordre public ; résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger ». Tous ces motifs sont en lien avec la dernière élection présidentielle tenue le 12 octobre 2025. Celle-ci ayant abouti à la réélection du candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), Paul Biya. Ce grand rendez-vous de la démocratie ca merounaise avait malheureusement été en taché par des violences post-électorales qui ont touché plusieurs régions du pays : le Lit toral, l’Est, le Nord, l’Extrême-Nord, l’Adamaoua et l’Ouest, notamment. A l’appel du leader du FSNC et candidat de ce parti, Issa Tchiroma Bakary, aujourd’hui en exil, et avant même la proclamation des résultats du scrutin, de violentes manifesta tions ont été enregistrées de part et d’autres dans le pays. Des biens publics et privés, ainsi que plusieurs bâtiments administratifs et moyens de locomotion des forces de main tien de l’ordre avaient été attaqués et in cendiés par les manifestants qui disaient re vendiquer la victoire d’Issa Tchiroma Bakary. A Dschang, par exemple, des mains criminelles avaient mis le feu à la résidence du recteur de l’université et vandalisé le Palais de justice. Même destin pour l’antenne communale d’Elections Cameroon (Elecam) de Mandjou, dans la région de l’Est, ravagé...
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