Affaire Sino Mart: Le Tribunal militaire prend le relais
- Par Alexandra TCHUILEU N.
- 11 May 2026 08:20
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Les cinq personnes interpellées par la gendarmerie, dont trois Chinois, un Tchadien et un Camerounais, seront entendues par le commissaire du gouvernement.
Nouveau rebondissement dans l’affaire de la vidéo de bastonnade d’un employé dans un débarras du supermarché Sino Mart au quartier Elig-Edzoa à Yaoundé. Les responsables identifiés ont été cueillis et devront désormais répondre de leurs actes devant le Tribunal militaire de Yaoundé. En effet, les éléments de la gendarmerie ont mis la main sur les cinq personnes qui ont assisté à la scène de bastonnade d’un Camerounais et dont la vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux le 2 mai dernier. Il s’agit précisément d’un militaire camerounais, le sergent Michael Nguimatsia Tetiogo en service au secteur militaire n°1 et détaché pour la sécurisation de cette grande surface ; d’un interprète de nationalité tchadienne, Justin Lizina ; de deux autres personnels chinois en service dans ce magasin, Linshuang et Zhuolun Yan, ainsi que la directrice d’exploitation de Sino Mart. « Il s’agit de toutes les personnes qui ont assisté à la scène de bastonnade perpétrée le 7 avril et dont les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux le samedi 2 mai », a indiqué le lieutenant- colonel Jean Alain Ndongo, commandant du Groupement de gendarmerie territoriale du Mfoundi, vendredi dernier. C’est ce même jour que les cinq personnes interpellées ont été conduites devant le commissaire du gouvernement près le Tribunal militaire de Yaoundé. Tous sont poursuivis pour les faits de torture, complicité de torture, violation de consigne de la part du militaire et non intervention pour toutes les personnes présentes pendant cette scène. L’exploitation des premiers éléments va montrer que ce type de torture était régulière à Sino Mart. « Entre le 7 avril et le 2 mai, il y a eu six autres cas de violences pareilles commises sur les employés. Des trois victimes qui avaient sollicité le dépôt d’une plainte, une seule est venue. Les autres ne sont plus joignables ou ont décliné leur présence dans notre structure », a signalé le commandant du Groupement de gendarmer...
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